Développement durable et pollinisation nous conduiront vers une préservation de notre nature

Pollinisation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollinisation

La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des fleurs angiospermes et gymnospermes (70 % à 90 % des angiospermes sont pollinisés par une espèce animale). Il s'agit du processus de transport d'un grain de pollen depuis les étamines (organe mâle) vers le pistil (organe femelle) soit par autofécondation (concerne une minorité de plantes telles que les légumineuses ou les graminées) soit par fécondation croisée (le pollen d'une fleur se dépose sur les stigmates d'une autre fleur de la même espèce, processus qui fait souvent intervenir un insecte pollinisateur tel que l'abeille). Le grain de pollen doit « creuser » un petit tunnel pour arriver, via un tube pollinique dans l'ovaire qui contient l'ovule, pour rendre possible la fécondation. C'est un des services écosystémiques (notion de mutualisme) rendus par la biodiversité, très important pour l'agriculture et la culture des arbres fruitiers.

 

 

Quand le développement durable nous emmène à travers les âges

Étymologie et histoire du mot

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abeille

Le mot abeille est attesté en français pour la première fois au XIVe siècle.

D'abord mentionné sous les formes abueille, abele, aboille ou encore abeulle, ce mot est un emprunt à l'occitan abelha, lui-même issu du latin ăpĭcŭla « petite abeille », diminutif d’apis « abeille ».

Il remplace un terme d'oïl ef issu directement du latin apis (Flandre, îles Anglo-Normandes, ainsi que dans l'estuaire de la Gironde), tandis que dans l'Est, l'abeille est considérée comme étant une « petite mouche » (mouchette, mohhate, môtchotte) et que, plus au sud, on la nomme avette ou aveille4. Le terme de mouche-ep est aussi trouvé et eps employé par Montaigne.

L'usage du mot abeille domine progressivement celui des termes employés régionalement. Cependant, une autre expression « mouche à miel » va se substituer dans bien des dialectes d’oïl aux formes plus anciennes issues du latin apis (exemple en cauchois mouque à mié).

Dans sa première édition de 1694, le Dictionnaire de l'Académie française définit l'abeille comme étant une « mouche à miel », sauvage ou domestique7. La définition du mot abeille dans les dictionnaires évolue peu avec le temps. Il faut attendre le XIXe siècle avec la 6e édition (1832-1835) de ce dictionnaire pour voir apparaître des précisions sur cette sorte de mouche : « Insecte ailé […] qui produit la cire et le miel » et le XXe siècle avec la 8e édition de 1932-1935 pour qu'elle soit classée parmi les hyménoptères tout en précisant également qu'elle « vit en essaim ». Cette définition est très proche de celle donnée par le Trésor de la Langue Française (1971-1994)4, ce qui réduit progressivement l'usage du mot aux seules abeilles à la fois sociales et productrices de miel.

Pourtant, parmi les insectes appelés « abeille » en français, il existe en réalité des espèces solitaires et d'autres qui ne produisent que peu ou pas du tout de miel. Cette différence va être intégrée à la 9e édition du Dictionnaire de l'Académie française qui, tout en réduisant la définition de l'abeille à la « famille des Apidés », explique qu'elle vit en société et produit du miel, mais cette définition est élargie en ajoutant « le plus souvent ».